Arnaque démoniaque à Waterloo !

Des individus ont mis au point un stratagème particulièrement sophistiqué et pernicieux pour escroquer leurs victimes

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Ils ont sévi un jour de la semaine passée à l'encontre d'une habitante du Chenois. Philippe De M., autre habitant de ce quartier de Waterloo, relate les faits.

Vers 16h00, Madame D. gare sa voiture dans son entrée de garage. Elle est contente d'en avoir fini avec ses courses de la semaine. Elle commence à décharger ses emplettes quand une grosse berline allemande, avec deux hommes à son bord, vient se placer derrière son véhicule, bloquant ainsi son entrée.

Celui qui occupe la place du passager, un grand homme, bien habillé et "propre sur lui" en descend et se dirige vers elle avec un air ennuyé. "Madame, lui annonce-t'il, vous avez accroché notre voiture sur le parking du magasin, Et de lui désigner le rétroviseur cassé de sa voiture.

Scénario rôdé

Madame D., qui conduit sans avoir eu d'accrochage en quarante ans, est consternée. "Oh, Monsieur ! Je..., j'en suis désolée, je n'ai rien senti!", bégaye-t-elle. C'est ici que débute l'arnaque selon un scénario bien rôdé: Le chauffeur de la berline est descendu de voiture à son tour. "Ne vous inquiétez pas, Madame. Nous ne voulons pas vous faire d'ennuis. Vous êtes assurée, n'est-ce pas? Nous allons simplement faire un constat amiable d'accident."

Et il ajoute en direction de son complice: "Je vais me garer un peu plus loin pour ne pas rester devant l'entrée du garage de madame". Il disparaît avec la voiture au rétroviseur cassé. L'autre, très poliment, demande à madame D si elle veut qu'il contacte son assurance pour elle et lui réclame sa carte verte.

Pseudo assureur

Il téléphone ensuite soi-disant au numéro qui figure sur cette carte et lui passe son portable. La personne au bout du fil, son pseudo assureur, lui conseille vivement, vu son âge, de négocier avec son interlocuteur. Le risque est en effet bien réel de se faire exclure par la compagnie d'assurance, surtout après un délit de fuite comme elle vient d'en faire un.

Bien entendu, la personne au bout du fil n'est autre que le conducteur de la berline, parti se planquer un peu plus loin. Pâle, la dame rend le téléphone à son propriétaire. "Cela ne va pas, madame?", s'enquiert très poliment l'homme en face d'elle. "Il me conseille de vous payer directement la réparation", lui répond-elle.

Justement...

"Ah?", fait l'homme, jouant à merveille la surprise horrifiée. "C'est honteux ! Enfin, on va devoir faire comme cela. Une chance, je viens juste de faire remplacer ce rétroviseur et je sais qu'il vaut 250 euros."

Attention !

Si un voisin, commissaire de police en retraite, n'était intervenu à ce moment, il y a gros à parier que notre brave dame se serait retrouvée délestée de 250 euros pour un accrochage fictif. Dans le cas présent, les simples mots "commissaire de police" ont fait fuir les deux bandits. Mais combien se laisseront encore prendre par cette escroquerie d'un genre nouveau ? Soyez sur vos gardes. Tanguy de Ghellinck, correspondant de Sudinfo Waterloo

5 commentaires Catégories : Dans les quartiers, Faits divers, Société - Mobilité - Humanitaire Imprimer

Commentaires

  • Ma mère a vécu la même expérience à court st Etienne !! Par le plus grand des hasards, je lui ai téléphoné à ce moment là et j'ai pu mettre fin en lui disant de dire aux hommes qu'elle avait sa fille au téléphone qui était occupée à appeler la police pour un constat... Quelle honte de profiter ainsi de personnes âgées (ma mère a 83 ans) !!

  • Et si on les prend, que risquent-ils ? Pas même de prison ferme je pense, alors qu'ils s'agit de gens parfaitement bien conscients de ce qu'ils font. Je ne comprendrai jamais, ça. Ilo paraît que la prison est "contreproductive". Alors, on leur fait quoi, on leur dit merci ?

  • Merci de nous tenir au courant...Je partage...

  • Les crapules s'adressent en priorité au pesonnes agées ou diminuées...
    quand l'argent est roi , les crapules sont inévitables...à nous de prévenir nos proches les plus fragiles que si il y a problême, elles peuvent nous appeler et demander conseil.

  • Organisons des comités de cartiers comme en Suisse et en Engleterre.
    Ces comités de vigilance notes et rapporte au responsable de quartier les attitudes ou choses qui sembleraient anormales.

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