| EXCLU | Pourquoi le Waterlootois Jacques Piret a-t-il été massacré au marteau par son fils ?

Jacques Piret a succombé aux coups de marteau assénés sur la tête par son fils qui s'est ensuite suicidé

C'est le quotidien La Capitale Brabant wallon qui le premier révélait l'information ce mercredi à 14h35 sur sa nouvelle plateforme numérique. La police locale a découvert les deux corps mardi soir dans leur maison de l'avenue du Verseau à l'est de Waterloo. 

Apparemment, les deux hommes se seraient disputés le week-end passé et Frédéric Piret, né en 1976, aurait défoncé le crâne de son père âgé de 67 ans au moyen d'un marteau avant de se suicider.

A leur arrivée, les policiers de Waterloo ont en effet trouvé Jacques dans un flaque de sang tandis que son fils Frédéric avait le visage recouvert d'un sac en plastique.

Qui était Jacques Piret ?

Jacques Piret 1617634_1412509715674889_1471933015_o.jpgNé en 1949, Jacques Piret a travaillé comme ouvrier communal à Waterloo avant de prendre sa pension en 2013. Sa femme Monique est décédée en avril 2016 après un long combat contre la maladie. Il était bien connu de la Maison Croix-Rouge de Waterloo où il avait dépassé les 100 dons de sang. 

Jacques Piret aimait la photo et avait participé à la 2e biennale de la photographie de Waterloo en 2006 sur le thème des quatre saisons dans sa commune. La photo qu'il avait exposée aux Ecuries à cette occasion était un montage représentant les quatre saisons en même temps.

Sa passion pour le château de Noisy

Il était aussi membre de l'ASBL Aresno, l'association pour la restauration et la sauvegarde du château de Noisy situé à Houyet dans la province de Namur. Appartenant aux Liedekerke Beautfort, Noisy est un grand château néo-gothique construit à la charnière des 19e et 20e siècle.

A l'abandon depuis 1991, le vaste édifice détérioré et vandalisé a beaucoup fait parler de lui ces dernières années (article ici), son propriétaire ayant demandé sa démolition pour des raisons de sécurité alors que des passionnés se battaient en vain pour le maintenir debout.


Pourquoi ce meurtre ?

Le témoignage d'une connaissance de Jacques Piret nous est parvenu. Il contient des éléments éclairants et les raisons probables qui ont poussé Frédéric Piret à tuer son père : "Jacques avait une petite amie à Hastière depuis deux ou trois mois, ce que son fils ne supportait pas. Passant ses journées ou ses soirées sur sa PlayStation, ce dernier pensait ou craignait que Jacques veuille vendre la maison de Waterloo et que lui, le fils, se retrouve sans rien. Jacques avait retrouvé un peu de bonheur. Dimanche soir, il est rentré de Hastière à Waterloo, a fait un appel en absence à sa copine, puis plus rien. Son fils soit l'attendait déjà le marteau à la main soit s'est emparé du marteau à la suite d'une discussion ou d'une bagarre . Il a avalé des médicaments et s'est mis un sac en plastique sur la tête. Le légiste fait remonter les décès à la nuit de dimanche à lundi mais les faits n'ont été découverts que mardi soir. L'employeur du fils s'inquiétait en effet de ne pas le voir au boulot. C'est atroce !" 

C'est aussi le scénario que privilégie le parquet. Des lettres découvertes dans la maison de l'avenue du Verseau montrent en effet que la cohabitation du père et du fils était compliquée depuis le décès de la femme de Jacques qui est aussi la mère de Frédéric. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

Photo en une : La Capitale Brabant wallon

3 commentaires Catégories : Faits divers Imprimer

Commentaires

  • Mon cher Tanguy,

    Je me permets d'apporter 2 petites remarques.

    L'épouse de Jacques est décédée en 2016 et non 2006.

    Par ailleurs, je trouve dommage de présenter le fils comme un "glandeur" (Passant ses journées ou ses soirées sur sa PlayStation".....

    Je voudrais préciser que Frédéric travaillait la journée et était bien connu aussi à Waterloo...

    Voilà pour les petites précisions (en toute amitié).

  • Cher Daniel,
    J'ai corrigé la faute de frappe concernant l'année du décès de la femme de la victime. Bonne journée

  • Je tiens également à préciser que Jacques Piret officiait encore comme placier le we sur les marchés de Waterloo.
    Il était extrêmement apprécié par tous les marchands qui sont extrêmement touches par la terrible nouvelle .

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