Voici pourquoi des milliers de gens ont reçu ce SMS impromptu à Waterloo !

Jeudi 8 juin vers 10 heures, des milliers de personnes se trouvant à Waterloo ont reçu un SMS qui les a interpellé

On y lisait qu'il s'agissait d'un SMS de test de BE-Alert, ce qui n'a pas empêché de nombreux Waterlootois de téléphoner à la commune comme indiqué dans les message et de se manifester sur les réseaux sociaux.

DSC_1750.JPG

Les réponses aux interrogations des milliers de destinataires du SMS en question ont été apportées aujourd'hui par deux vice-premiers ministres fédéraux - excusez du peu - qui se sont déplacés en personne à Waterloo : Jan Jambon, vice-premier ministre et ministre NVA de la Sécurité et de l'Intérieur, et Alexander De Croo, vice-premier ministre et ministre Open VLD des Télécommunications.

DSC_1671.JPGDSC_1675.JPG

Alerter optimalement la population

Tous deux sont venus à Waterloo pour donner le coup d'envoi d'une campagne de sensibilisation au nouveau système BE-Alert. Développé au niveau national par le Centre de crise (Service public fédéral Intérieur), BE-Alert permet d'alerter la population en cas de situation d'urgence via un SMS, un message vocal sur un téléphone fixe, un e-mail ou les réseaux sociaux.

DSC_1676.JPG"Comme ministre, je veux faire le maximum pour protéger la population en cas de criminalité mais aussi de calamité, a déclaré Jan Jambon en néerlandais. Nos services de sécurité sont bien mieux dans leurs chaussures qu'il y a deux ans. Profitant des nouvelles technologies, la plateforme BE-Alert est maintenant opérationnelle dans tout le pays."

Atout : la rapidité

Poursuivant en français, le ministre a expliqué que "BE-Alert est conçu pour alerter la population dans les plus brefs délais. Les citoyens doivent en effet savoir au plus vite ce qu'ils doivent faire en situation d'urgence. C'est une question de vie ou de mort."

Gilles Mahieu, le gouverneur de la province du Brabant wallon, a rappelé que "son premier métier est la gestion de crise qui se compose d'une phase de préparation et d'une phase d'alerte. Avec BE-Alert, nous avons sans doute un des meilleurs systèmes en Europe."

Pourquoi Waterloo ?

DSC_1713.JPGIl nous a précisé que Waterloo avait été choisie pour le lancement de la campagne de sensibilisation à BE-Alert parce qu'il s'agit d'une commune moyenne avec ses 30 000 habitants, que son plan d'urgence est en ordre, qu'elle est une des communes pilotes du système et surtout pour convaincre la grande majorité des communes wallonnes qui, contrairement à la Flandre, n'ont pas encore adhéré à BE-Alert.

La bourgmestre Florence Reuter a brièvement pris la parole : "La commune de Waterloo est parfaitement préparée à une situation de crise. Notre plan d'urgence est à jour et notre personnel est formé. La communication et l'alerte au public sont essentiels. C'est pourquoi nous avons adhéré au système BE-Alert qui fait désormais partie de notre stratégie d'alerte."

Alert-SMS à tous ceux qui sont dans une zone précise

DSC_1697.JPGLe ministre De Croo a, quant à lui, mis l'accent sur une des possibilités intéressantes de BE-Alert pour les gouverneurs et bourgmestres  : Alert-SMS. Concrètement, cette technologie permet d'envoyer un SMS localement à toutes les personnes présentes dans un périmètre défini autour d'un incident, même si elles ne sont pas inscrites sur BE-Alert.

"Lors des attentats du 22 mars 2016, il y a eu des problèmes de capacité pour les communications, a signalé Alexander De Croo. Nous avons donc renforcé la robustesse de nos systèmes. Alert-SMS a été conçu avec la collaboration des opérateurs téléphoniques puisqu'il est basé sur les antennes GSM. Je tiens aussi à rassurer le public concernant les dispositions légales relatives à la protection de la vie privée : après l'envoi d'un SMS, la liste des numéros destinataires est détruite."

18 151 personnes atteintes par SMS à Waterloo

Un message test d'Alert-SMS, c'est ce qu'on reçu sur leur téléphone mobile toutes les personnes présentes au centre de Waterloo le jeudi 8 juin. L'alerte a été activée à 9h30 pour une zone d'un kilomètre autour de la maison communale de Waterloo. Le premier SMS a été envoyé après 10 minutes. Sur les 22 511 (!) numéros de cartes SIM identifiées dans la zone par les trois opérateurs de téléphonie mobile, 18 151 SMS ont été réceptionnés par des personnes physiquement présentes autour des antennes GSM concernées.

Les raisons pour lesquelles 4 360 numéros n'ont pas reçu de SMS sont connues : mémoire SMS du téléphone pleine, appareils non compatibles, cartes SIM de distributeurs de boissons, numéros courts blacklistés, ...

Inscrivez-vous, qu'y disait !

BE-Alert 19060011_1580010365404997_6658762555232755642_n.jpg

Message final du ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur : "Le succès de BE-Alert dépend du nombre de citoyens inscrits sur le site be-alert.be. L'inscription gratuite ne prend que quelques minutes et peut sauver des vies".

DSC_1694.JPG

Parallèlement, il incite les communes à adhérer à BE-Alert pour être en mesure d'avertir leurs habitants d'une situation d'urgence. Cela ne leur coûte que 1100 euros par an. Qui hésite encore ? Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

Pour s'informer et s'inscrire à BE-Alert :

 

http://be-alert.be/fr

 

 

2 commentaires Catégories : Politique, Société - Humanitaire Imprimer

Commentaires

  • Est-ce que ce nouveau système peut-il fonctionner avec une ligne fixe ?

  • je vous ai répondu il y +sieurs jour, mais le msg n'est pas passé (?).
    Je disais donc, qu'il me semble que le service sms vers ligne fixe n'existe plus chez Proximus.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel