Tenace mais habile, le comité de la rue Coleau caresse la bourgmestre dans le sens du poil !

Depuis 2014, les habitants de la rue Coleau au sud de Waterloo ont constitué un comité de quartier pour lutter contre certaines nuisances

Rassemblant les occupants des maisons allant du n° 1 au n° 145, le comité Coleau veut avant tout (faire) réduire le trafic et la vitesse excessifs dans leur rue mais aussi empêcher le stationnement incivil sur les trottoirs (cf. articles ici et ).

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Le samedi 10 juin, le comité Coleau a organisé au milieu de la rue un apéro urbain accompagné de quelques spécialités libanaises. Parmi la soixantaine de convives, on comptait la bourgmestre Florence Reuter et son premier échevin Yves Vander Cruysen mais pas l'échevin de la mobilité Cédric Tumelaire.

"Les automobilistes se lâchent un peu"

"J’ai en effet aiguillé les habitants vers la bourgmestre, indique ce dernier, car elle a les travaux dans ses compétences. Réaliser les derniers aménagements nécessaires est donc de son ressort. Il reste à freiner un peu les automobilistes dans le bas de la rue Coleau côté Braine-l'Alleud qui a instauré une zone 30 sur son territoire. Et donc quand les automobilistes franchissent la frontière de Waterloo, ils se lâchent un peu... De mon côté, j'ai rencontré les représentants du comité Coleau afin de voir avec eux ce qu’on peut encore faire en termes de mobilité."

Coleau WP_20170610_19_22_32_Pro.jpgPendant l'apéro, Manu qui préside le comité est monté sur une chaise pour annoncer que le comité reste en contact avec la commune et s'adresse désormais à la bourgmestre pour atteindre ses objectifs. "Les populations de Braine-l'Alleud et de Waterloo croissent, ce qui a pour conséquence d'augmenter le trafic dans notre rue, a-t-il déclaré. Sachez aussi que le comité Coleau engage."

"Apaiser la rue"

La bourgmestre est consciente qu'il est nécessaire d'apaiser la rue mais qu'il faut tenir compte des avis de plusieurs instances : la commune bien sûr mais aussi la province et la police.

A la fin des échanges policés, Francis, membre du comité, a lancé joyeusement : "On veut dialoguer positivement avec la commune !" Puis, sur l'insistance des personnes présentes, la bourgmestre s'est ensuite prêtée à une photo de groupe, groupe qui espère voir la concrétisation de ses demandes. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

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Clin d'oeil : désormais, les comités de quartier et autres groupes de riverains de Waterloo savent comment faire avancer leurs requêtes hyper locales : inviter la bourgmestre en toute convivialité à leurs apéros urbains, barbecues de rue ou fêtes des voisins...

2 commentaires Catégories : Dans les quartiers, Politique Imprimer

Commentaires

  • Au "Faubourg", le coin des oubliés de la commune, le comité de quartier est également très actif et très utile. J'en profite pour remercier les gestionnaires qui y consacrent bcp bcp bcp de temps. :-) .... survols intempestifs (pq?) , circulation envahissante en lotissement à "circulation locale" (pq?), mais pas de navette bus en journée (pq?), pas de commerce de proximité (pq?) ... ne serions nous pas tout à fait Waterloo-toi et moi ?

  • Tenace et habile ? Ce titre racoleur à l'occasion d'une fête de quartier « Coleau » (avec ou sans l'aide de la commune, peu importe) tend à faire croire qu'il suffit d'un sympathique "pot" offert à Madame le Bourgmestre pour que la magie politique opère à coups de cataplasmes sur une jambe de bois !
    Les chicanes, sens uniques, gendarmes couchés, pistes cyclables virtuelles, mises en circulation locale et autres entraves à la circulation sont toujours réalisées au détriment des rues voisines, le plus souvent tout aussi mal conçues en fonction de raisons "volatiles", obscures ou parfois oubliées.
    Pour rester terre-à-terre tout en prenant un peu de hauteur, un regard sur l'ensemble des voiries de Waterloo, illustrées de ces aménagements locaux (toujours non enregistrés par les systèmes GPS les plus « à jour ») fait frémir l’observateur attentif à la sécurité et à la mobilité de TOUS les habitants de la commune.
    Des impératifs financiers évidents font qu’il est irréaliste de vouloir rebâtir ce Waterloo improvisé au fil du temps. En général, nos rues et avenues présentent une largeur carrossable de 5 à 6 mètres, et parfois moins que cela. Une conception « moderne » des années 1950, lorsque les rares voitures « petites et moyennes » faisaient 1,45 à 1,60 mètres de large et avaient – au mieux – un seul rétroviseur intérieur alors que, aujourd’hui, elles circulent en grand nombre et font au moins 1,80 mètres, larges rétroviseurs extérieurs non compris qui peuvent porter la largeur réelle à plus de 2,10 mètres. Et je ne parle même pas de berlines imposantes ni de SUV, ni de camionnettes ou de camions (2,50m de large maxi) qui font aussi partie de la vie de la cité. Le croisement, surtout si une voiture est stationnée, devient périlleux ou impossible. Et comme si cela ne suffisait pas, on a inventé le « bollard » qui garantit l’énervement de l’automobiliste jusqu’à l’exaspération, même lorsqu’il habite le quartier. Ne parlons surtout pas du désespoir du pompier qui tente de porter secours au plus vite à l’un ou l’autre habitant en détresse.
    Tout cela me rend impatient et curieux de prendre connaissance du « plan de mobilité » (ou du programme d’immobilité ?) promis pour la fin de cette année. A ce que je lis ici et là, la ville aisée – à l’image des smartphones de luxe à huit cœurs – va devenir multi-cœurs de ville pour concilier les revendications de plus égoïste que soi, mais des petits cœurs entourés de peu d’artères et de beaucoup de veines sclérosées. De quoi donner à râler aux générations futures devant l’imprévoyance de leurs aînés ?

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