WaHFF 2017 : le jury innove avec un prix imprévu !

Dimanche soir, dans une salle comble des Cinés Wellington, a eu lieu le gala de clôture de l'édition 2017 du Waterloo Historical Film Festival

Excellemment présentée par la spécialiste cinéma de la RTBF Cathy Immelen, la soirée a commencé par un satisfecit justifié de l'échevin de la culture Yves Vander Cruysen annonçant que le nombre de spectateurs était en hausse de 35%, ce qui corroborait les dires de beaucoup d'observateurs pensant les quatre jours de l'événement.

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La première partie du gala de clôture consiste traditionnellement en la remise des Clions récompensant les meilleurs films, documentaires et comédiens. Après les absences remarquées de la présidente du jury officiel Véronique Jannot et de l'invitée d'honneur du festival Anouk Aimée, c'est le juré Jean-François Balmer qui a dû  rentrer inopinément et anticipativement à Paris "pour des raisons privées importantes".

"Un jury de présidents"

Voilà pourquoi Francis Lalanne s'est d'emblée exprimé en ces termes : "Ce qui fait la qualité d'un festival, ce n'est pas la présence ou l'absence d'un président ou d'un juré. Nous avons donc formé un jury de présidents pour ce festival de valeur."

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Palmarès

Clion du meilleur film - Grand prix du festival

Insyriated de Philippe Van Leeuw (Belgique)

Joyce Bunuel, membre du jury officiel : "Quand on voit ce film, on ne peut pas refuser l'entrée aux réfugiés dans nos pays."

Francis Lalanne, membre du jury officiel : "Le film historique permet d'avoir un regard profond, juste et humain sur le présent."

Clion du meilleur comédien

DSC_0453.JPGIgor Van Dessel dans L'Echange des princesses de Marc Dugain (France)

Francis Lalanne, membre du jury officiel : "Un prix à la jeunesse (NDLR : Igor a 14 ans) mais aussi à la maturité, la finesse et la force. Les acteurs jeunes sont des acteurs à part entière et pas entièrement à part."

Clion de la meilleure comédienne

DSC_0440.JPGMichalina Labacz dans Hatred (Wolyn) de Wojciech Smarzowski (Pologne)

Natacha Amal, membre du jury officiel : "Vous étiez extraordinaire et vous nous avez fait pleurer."

Francis Lalanne, membre du jury officiel : "A star is born in Waterloo !"

Clion des meilleurs décors et costumes

Hatred (Wolyn) de Wojciech Smarzowski (Pologne)

Clion de la critique

1945 de Ferenc Torok (Hongrie)

"1945 reçoit le prix de la critique pour son esthétique en noir et blanc, la tension palpable, les sentiments humains présents lors de faits juste après la 2e guerre mondiale."

Clion du jury jeune européen

Hatred (Wolyn) de Wojciech Smarzowski (Pologne)

Michalina Labacz, comédienne : "C'est mon tout premier rôle !"

Mention spéciale pour At war with love de Pierfrancesco Diliberto (Italie)

Clion du public

La Passion d'Augustine de Léa Pool (Canada)

Clion du meilleur documentaire

Federica Montseny de Jean-Michel Rodrigo (France)

Alain Gerlache, journaliste waterlootois et président du jury documentaire : "La qualité du documentaire augmente et que le numérique permet de valoriser les archives ou de reconstituer des mondes disparus. Le documentaire n'est pas un truc pour spécialistes mais est destiné à tout le monde." 

Et le nouveau prix à la demande spéciale du jury officiel :

Clion de la révélation féminine

Lysandre Ménard dans La Passion d'Augustine de Léa Pool (Canada)

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Lysandre Ménard : "Ce rôle est probablement la chose la plus impromptue qui m'est arrivée. C'est la première fois qu'on représente la Révolution tranquille du Québec (NDLR : réforme de la société et de l'Etat québecois dans les années 1960)."

Au revoir là-haut : à voir

Le gala s'est poursuivi par la projection en avant-première du film Au revoir là-haut du comédien-réalisateur Albert Dupontel. C'est l'histoire de deux rescapés de la première guerre mondiale, l'un dessinateur défiguré de génie, l'autre modeste comptable. Ils décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.

Adaptation du prix Goncourt 2013, cette comédie dramatique émeut et emporte le public qui a applaudi à la fin de la séance. On conseille le film qui sortira bientôt dans les salles.

Le public s'est ensuite rendu dans le musée Wellington pour le walking dinner qui a mis fin à ces quatre jours un peu fatigants mais tellement intéressants. De notre côté, même si certains des huit ou neuf films vus ont un peu moins réussi à nous émouvoir et à nous transporter dans leur histoire et leur univers que les années antérieures, on a apprécié le WaHFF 2017 comme le nombre croissant de spectateurs.

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Pérenniser cet événement au succès grandissant

Cet admirable festival était un pari difficile à l'origine mais il est en passe d'être gagné et consolide sa présence dans le paysage culturel francophone de Belgique. Mobilisant les forces vives de Waterloo (autorités communales, bénévoles et spectateurs, entrepreneurs et commerçants, Cinés Wellington, etc), il n'a d'autre salut que d'être pérennisé. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

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