Waterloo accroche le bon wagon de l'autopartage !

Sous l'impulsion de l'échevin du développement durable et de la mobilité, Waterloo va se brancher sur les voitures partagées électriques

Cédric Tumelaire a en effet annoncé que sa commune, simultanément avec celle de Braine-l'Alleud, lance un appels d'offres pour déployer des voitures partagées électriques sur son territoire.

Il y a un an, un sondage a été réalisé auprès des Waterlootois pour connaître leur avis en la matière. Sur 200 réponses reçues (moyenne d'âge des répondants : 50 ans), 152 personnes (76%) envisagent d’utiliser le système de voitures partagées (car sharing) s’il est mis en place.

Les raisons principales de cet intérêt : faire des économies en n'ayant qu'une seule voiture par ménage (105 répondants), protéger l’environnement (132 répondants) et faciliter l'usage et  la gestion des documents, assurance, entretien (94 répondants).

Les sondés utiliseraient une voiture partagée pour, dans l'ordre, faire les courses quotidiennes dans la commune, effectuer des visites familiales, pratiquer des loisirs et se rendre au travail.

Quatre voitures partagées électriques pour commencer

Cédric Tumelaire 1129179282a.jpg"La commune de Waterloo propose donc de mettre à disposition du concessionnaire choisi 4 x 2 emplacements de parking spécifiques pour quatre voitures partagées électriques pour une durée de cinq ans dans un premier temps, explique l'échevin Cédric Tumelaire. Plus tard, on pourrait monter à six voitures. Le système doit être mis en place dans les six mois et doit pouvoir être accessible aux autres utilisateurs privés de voitures électriques. Le concessionnaire prend à sa charge l'installation des bornes électriques, la mise à disposition de minimum quatre voitures électriques et la gestion des réservations de celles-ci. De son côté, la commune veillera à placer signalétique obligatoire."

Plusieurs endroits sont susceptibles d’accueillir les voitures partagées électriques dans la commune : la gare, le centre-ville, les quartiers de Joli-Bois et du Chenois, la butte du Lion et le nouveau quartier de Bella Vita où la demande est forte.

Mobility as a service (Maas)

"C'est un premier pas vers une mobilité plus douce et considérée comme un service. Cette initiative est la continuité d'autres actions comme l'installations de bornes électriques. D'autres solutions de mobilité, de covoiturage et de vélos partagés vont suivre", conclut Cédric Tumelaire. Tanguy de Ghellinck, blogueur

8 commentaires Catégories : Société - Mobilité - Humanitaire Imprimer

Commentaires

  • Je félicite la Commune qui prend le train en marche de la mobilité intelligente alors que sur le marché seulement 2 % d'automobilistes sont dans l'électrique De plus les conducteurs de voitures thermiques ne se rendent pas compte qu'à l'usage la note est plus salée que pour l'électrique et ce pour 3 raisons : D'abord les taxes moindres vu le taux de pollution réduit à sa plus simple expression Ensuite les entretiens coûtent en général 8 fois plus cher et quand on sait que le moteur d'une électrique plus résistant n'est composé seulement que de 20 pièces pour 100 fois plus à l'essence ou diesel Enfin le coût de la recharge grâce notamment à certaines bornes gratuites mais aussi avec 0,25 € le kw/h on arrive pour 600 km par mois à une somme de moins de 25 euros soit 1 euro pour 24 km (moins cher que le bus ou le train) Ainsi le prix à l'achat est amorti au fil du temps

  • Ces calculs me rappellent cette fable célèbre de la Fontaine (avec Perrette et le pot au lait). Les Allemands ont également une expression classique pour ce genre de calcul ('Milchmädchenrechnung') en référence à la fable de la Fontaine.
    Actuellement, le gros de la production d'électricité vient des centrales thermiques et nucléaires. L'utilisation de voitures dites 'électriques' dans les villes n'a absolument aucun impact sur le bilan global de la production d'électricité (il faut environ 3 kWh thermiques pour produire 1 kWh électrique), mais ne fait que déplacer la pollution vers d'autres zones: ce qui n'est pas négligeable bien sûr, mais le problème de l'embarras des villes reste entier.

  • Je confirme ce que j'ai dit car j'ai une voiture électrique et j'ai oublié de dire qu'elle est silencieuse et ne produit pas de gaz polluants Je suis aussi à votre disposition pour vous donner d'autres avantages par rapport à la voiture thermique car ce que j'ai écrit est inconnu de la part des automobilistes Ainsi je viens de recevoir ma facture de Dats pour février : 0,50 euros Qui dit mieux ?

  • Cher Monsieur,
    L'électricité disponible à une borne aura été produite ailleurs à un taux de conversion d'environ 30% (il faut environ 3 kWh thermiques pour produire 1 kWh électrique). Le seul 'avantage', actuellement, de l'auto électrique est de déplacer la pollution des villes vers ... les campagnes. Mais le bilan énergétique total (consommation d'énergie primaire totale) reste le même. Il en sera autrement lorsque toute l'énergie 'nécessaire' à la société sera produite par des sources d'énergie non polluantes.
    Simple petit commentaire sur VOTRE commentaire (pour savoir de quoi on parle): vous utilisez l'expression kW/h ... une 'unité' qui n'existe pas.
    L'unité courante de puissance est le kW, et celle d'énergie le kWh (l'énergie étant le produit de la puissance par le temps si cette puissance est constante dans le temps).

  • Dans vos 2 commentaires vous insistez selon votre avis sur le fait que rouler en électrique déplace le problème mais en fait vous ne répondez pas à ce que coûte à l'usage une voiture thermique par rapport à l'électrique Dès lors si vous êtes satisfait d'avoir des dépenses plus élevées (taxes entretiens et énergie)c'est votre problème mais vous êtes dans un combat d'arrière garde et non d'avenir

  • Cher Monsieur Saison,
    Je vous invite à vérifier vos sources d'information.
    Les dernières études fiables (VUB, ADEME, MIT) ont mis en évidence que le bilan carbone global (cycle de vie complet) d'une voiture électrique (VE) est de toute façon meilleur que celui d'une voiture diesel de même gabarit, quel que soit le mix énergétique : en Pologne (électricité provenant essentiellement du charbon), le bilan est -25% des émissions de CO2.
    EN Europe globalement, il est de 55% meilleur avec une VE. Et en Belgique, avec le mix énergétique (que vous semblez critiquer), le résultat est 65% meilleur que celui d'un évhicule diesel.
    Qu'en dites-vous ?
    Il faut savoir faire la part des choses entre les VRAIES informations de source fiable, et le 'bashing' téléguidé par les lobbies pétroliers qui salissent constamment l'image du VE, parce que, oui, l'évidence c'est que le VE va supplanter dans les années qui viennent le véhicule thermique.
    L'Allemagne l'a très bien compris (interdiction du diesel). Les autres pays suivent.
    Il faut savoir vivre avec son temps et se soumettre à l'évidence.
    Pour plus d'info : https://www.amperes.be/2017/11/18/appel-damperes-faut-sengager-developpement-massif-vehicules-electriques/

  • Merci, Monsieur Claessens, d'éviter de parler du coût des différentes solutions et d'élever le débat au bilan du CO2 :

    1) Je n'ai aucun intérêt que ce soit et je parle à titre purement personnel.

    2) J'ai pris soin, dans chacun de mes deux commentaires, d'introduire le mot 'ACTUELLEMENT' en ce qui concerne l'énergie primaire pour la production d'électricité:
    - utilisation encore massive de combustibles fossiles (charbon, houille, gaz, ..): ces énergies fossiles sont d'abord limitées et sont à proscrire non seulement du fait du bilan CO2, S2O, ... (dérèglement climatique comme vous le mentionnez ... à moins qu'on trouve une solution pour 'fixer' le gaz carbonique ?), mais également du fait des particules fines produites lors de la combustion de ces fossiles (source de nombreux cancers)
    - utilisation de la fission nucléaire avec sa difficulté d'acceptation par nos sociétés, non seulement après les accidents de Tchernobyl et Fukushima, mais également du problème de la gestion de déchets sur d'énormes échelles de temps.

    Il n'est donc pas étonnant que beaucoup de lobbies se tournent vers la voiture électrique, mais ils ont l'intelligence d'anticiper également l'utilisation massive d'énergies renouvelables pour la production d'électricité, ce qui n'est pas le cas ACTUELLEMENT ! (Les chiffres que vous avancez sont néanmoins intéressants car ils permettent de voir la différence dans le 'mix' de sources d'énergie primaire entre l'Allemagne (peu de 'nucléaire') et d'autres pays (B: 75%, F: 80%, ..). Le problème avec le déréglement climatique est qu'il faudra bien un jour réduire au minimum la production de 'gaz à effet de serre (ce qui impliquera également une réduction du transport aérien auquel personne ne pense aujourd'hui).

    Les autres problèmes qui se posent avec les voitures électriques sont:
    - le stockage (l'électricité est une forme d'énergie encore difficile à stocker: en Belgique, on pompe de l'eau pour stocker le surplus produit par les centrales nucléaires durant la nuit)
    - l'utilisation de métaux et terres rares dont la disponibilité pose(ra) problèmes.
    Mais le problème de l'encombrement des villes restera entier !

    Enfin, lorsque les énergies primaires utilisées seront 'renouvelables' (les 'poêles' à pellets n'en font pas partie !), alors pourra-t-on peut-être faire une comparaison valable en ce qui concerne les coûts, mais attention TOUS les coûts: à court et à long terme, y compris le refus de certains pays (comme l'Inde actuellement) de laisser leurs enfants recycler nos déchets ...
    J'allais oublier les taxes que nos gouvernements ne manqueront pas d'imposer sur la voiture 'électrique' lorsque celle-ci tiendra le haut du pavé dans nos villes.

  • Il est évident qu"il faut augmenter de manière importante d'une part nos économies d'énergie (LED, Isolation...) et d'autre part la part de production des énergies renouvelables; cela permettra un dveloppement moins pollant des véhicules propres. ( dont l'électrique mais aussi à pile à combustibles, Hydrogène...) Un exemple : celui qui installe un car port solaire chez lui pourra en direct recharger ses batteries sans passer par le réseau électrique! Le développemnt d'énergie renouvelable localement est u e priorité que nous proposons avec Mieux Vivre à Waterloo (MVW). Un exemple: lors de la construction de Bella Vita à Waterloo ( sur le site ex IMP), nous avions proposé à l'earchitecthe et lau promoteur de mettre des capteurs solaires sur les toits pratiquement tous disposés plein sud et de produire le surplus d'énergie et d'eauc haude avec une cogération; la rentabilté à long terme pour les futurs propriétaires était meilleure qu'avec le système de chauffage Gaz/pellet actuel.; cela a t refus épar le promoteur manifestement pour des raisons de profitabilité pour lui! La commune de Waterloo est par ailleurs une des moins bonne communes Wallone pour la production d'énergie solaire : voir le site de la cwapeet ce alors que nous sommes une des communes les plus riches! les Waterlootois soucieux de changement doivent faire un investissment personnelennergies renouvelables ...

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