| Communales 2018 | Pourquoi le Parti populaire a-t-il jeté l'éponge à Waterloo ?

Au mois d'août, on apprenait la création d'une liste du Parti populaire à Waterloo en vue des élections communales de ce 14 octobre

A l'époque, pour pouvoir déposer valablement leur liste, les quatre candidats, devenus sept par la suite, étaient en quête soit de deux signatures de conseillers communaux sortants soit de 100 Waterlootois (voir article ici). 

La nouvelle liste du PP a donc demandé deux signatures de conseillers communaux sortants au MR waterlootois. Dans un premier temps, la bourgmestre Florence Reuter n'était pas contre le fprincipe. Deux signataires MR était même désignés : un(e) échevin(e) et un(e) conseiller(e) communal(e).

Arrêtant leur carrière politique locale, ces derniers ne figurent plus sur la liste du MR pour la prochaine législature. Le fait qu'ils ne se représentent plus aux élections communales amoindrissait l'importance de leur signature et n'était pas vraiment néfaste à la liste libérale.

Revirement à 180°

Mais après concertation avec ses colistiers, Florence Reuter a pris contact avec le président du MR du Brabant wallon Jean-Paul Wahl et un responsable du MR national. Ceux-ci ont littéralement interdit que des conseillers communaux MR de Waterloo signent et donc valident le dépôt de la liste du PP.

Nous avons envoyé plusieurs e-mails au MR national pour savoir si leur refus de valider une liste du Parti populaire était valable pour toutes les communes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous avons aussi demandé si le MR national autorisait les alliances avec le PP pour diriger certaines communes. Hélas, aucune réponse à nos questions ne nous est parvenue.

Même Modrikamen s'y est mis

Le Parti populaire a dès lors été contraint d'aller à la chasse aux signatures de 100 personnes domiciliées à Waterloo. Le jour de la braderie du centre, on a même vu le président national du PP Mischaël Modrikamen circuler devant l'église Saint-Joseph pour récolter des signatures. "Je suis ici pour montrer l'exemple aux candidats. En 1/2 heure, j'ai déjà récolté une dizaine de signatures", nous avait-il annoncé.

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Cependant, malgré le quota de signatures obtenu, la liste du Parti populaire de Waterloo a souffert de problèmes personnels de certains et de divergences internes.

"Tête de liste découragée"

"La liste PP de Waterloo a bel et bien été annulée. Elle avait pourtant récolté suffisamment de signatures mais notre tête de liste Philippe Sougné s’est découragé, nous a expliqué Nicola Tournay, responsable de la communication du Parti populaireNous en sommes peinés mais nous ne le jugeons pas. Au contraire, nous respectons son choix. Ce n’est que partie remise. Notre numéro 2, Chantal Bauwens, n’était pas en mesure de le remplacer pour des raisons privées. Nos candidats sont des citoyens ordinaires, pas des politiques professionnels. Pour l’écrasante majorité d’entre eux, c’est une première. Certains reculent devant la violence inouïe des débats politiques, d’autres font l’objet de pression. Avec nos moyens réduits, nous mettons tout en œuvre pour les former et les accompagner. Mais nous ne forçons personne."

De son côté, le président du PP Mischaël Modrikamen nous a confié ceci : "Nous avions les signatures mais pas assez de temps et de motivation de nos candidats et tête de liste pour mener une campagne digne de ce nom sur Waterloo. Au regard de cette situation, nous préférons concentrer notre énergie là où il y a des forces vives."

C'était une des secret stories de la campagne. Tanguy de Ghellinck, blogueur 

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