Des Misérables à Waterloo ?

Le musée Wellington accueille une exposition ambitieuse consacrée au roman Les Misérables de Victor Hugo

 

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Dix ans ! C'est le temps qu'il a fallu consacrer aux recherches, démarches, autorisations pour réussir à monter la remarquable exposition Les Misérables, 150 ans à Waterloo. Yves Vander Cruysen, échevin de la Culture, a raison de souligner l'excellente collaboration qui a prévalu entre son échevinat, le centre culturel Espace Bernier et le musée Wellington dans cette entreprise de taille. Leurs équipes sont d'ailleurs exténuées, affirme-t-il. Jean Lacroix, directeur de l'Espace Bernier et commissaire de l'exposition, a été la clé de voûte de celle-ci par sa passion et surtout par sa connaissance approfondie de Hugo et de son oeuvre.

Faut-il rappeler que cet événement commémore, un siècle et demi plus tard, l'apposition par Victor Hugo du mot "fin" au bas de l'imposant manuscrit des Misérables qui a quitté Waterloo en juillet 1861.

L'exposition, très bien intégrée au musée Wellington, est divisée en quatre espaces thématiques consacrés à l'oeuvre et à son auteur. Elle présente de nombreux documents et pièces dont quelques uns sont exceptionnels, voire n'ont jamais été montrés en Belgique.

Honneur au document le plus fameux : le premier volume du manuscrit original des Misérables (888 pages !) prêté par la Bibliothèque Nationale de France. On peut y observer que Hugo laissait vierge environ 1/3 de chaque page pour des notes et corrections ultérieures. Yves Vander Cruysen ne peut s'empêcher de décrire l'émotion intense qui l'a envahi ainsi que Jean Lacroix au moment de l'ouverture du coffre contenant le manuscrit.

 

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En parcourant les quatre salles, on découvre encore des épreuves corrigées de la main de Victor Hugo, des bandes de journaux annotées par l'écrivain (les copeaux), des dessins originaux de celui-ci, des photos dont une le représentant avec une barbe moins touffue que ce qu'on connaît (il disait porter la barbe pour protéger sa gorge fragile), les plumes utilisées pour écrire Les Misérables, ....

Un ensemble de magnifiques figurines stylisées en cuivre attire particulièrement le regard. Aux murs pendent des affiches originales des pièces de théâtre, des films (plus de 80 dans toutes les langues) et de la célèbre comédie musicale des années 80 générés par l'oeuvre magistrale. On se penchera enfin sur les vitrines pour examiner des éditions rares et précieuses du roman et des traductions en tchèque, chinois, albanais et même... en azerbaïdjanais ! Hugo, précurseur de la mondialisation culturelle ?

 

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Le visiteur se rend vite compte que tout ceci fait montre d'un grand professionnalisme : réflexion et travail préparatoires, méthodologie, fil conducteur, notices multilingues pertinentes, conditions d'exposition, d'éclairage et de protection des objets, catalogue. Vous avez dit muséologie ?

Profitez des vacances pour vous (ré)imprégner de ce patrimoine culturel mais combien vivant.

Cliquer ici pour voir toutes les photos de la conférence de presse et du vernissage de l'exposition le 29 juin 2011

N.B.  Le jeudi 30 juin 2011, Jean-Pierre Hautier animera l'émission Bonjour quand même (La Prem1ère-RTBF Radio) en direct depuis le musée Wellington. On y parlera entre autres de l'exposition dont question ci-dessus. 

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Informations pratiques

Musée Wellington, chaussée de Bruxelles 147 à 1410 Waterloo

Visites du 30 juin au 30 septembre 2011, de 09h30 à 18h00

Entrée : 4,00 € (groupes : 3,00 €)

Visites guidées possibles sur rendez-vous :

02 357 28 60 ou museewellington@skynet.be 

  

 

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