Arrivée en force au FDF, départ discret au PS. Mais ça change quoi au fond ?

Luc De Ridder prend le pouvoir au FDF, Jacques Ternest lâche le PS

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Le site internet du FDF le confirme, Luc De Ridder est parvenu à ses fins en prenant le pouvoir de la section FDF nouvellement créée à Waterloo. On le pressentait déjà dans notre article du 20 mai (lire ici).

De Ridder Luc.jpgSurprenant quand on sait qu'un vote était intervenu pour nommer 2 femmes comme chef de file et présidente de la section. On imagine que Luc De Ridder a  déployé son puissant pouvoir de conviction pour forcer la décision des présidents national et provincial du FDF en sa faveur, dénonçant par là le vote de la section locale.

Depuis, Adelina Horal Maria est tombée dans les oubliettes tandis que la jeune Dorina Nela est passée du statut de présidente du FDF Waterloo à celui de... coordinatrice. Et que décidera José Gomez, vice-président de la section locale ?

De droite à gauche ?

Surprenant quand on connaît les circonvolutions droitières de Luc De Ridder qui a côtoyé l'UDRT, les libéraux et Liberté & Démocratie. Il s'est ensuite recentré un chouïa en s'alliant avec le cdH dans la liste Mieux Vivre à Waterloo, plaquée après quelques semaines seulement.

Surprenant quand on entend que le FDF  a été récemment qualifié de parti de gauche par certains libéraux en réaction à la déclaration d'Olivier Maingain qui avait comparé le MR au parti de Marine Le Pen (le MR avait fait une sortie contre l'assistanat).

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Les observateurs politiques s'accordent aussi à dire que le FDF lorgne vers les électeurs de gauche pour (continuer d') exister, en Wallonie surtout. Si cette inflexion gauchisante s'avère vraie, alors M. De Ridder a dû se livrer à une contorsion idéologique personnelle. A propos, il est où le réservoir potentiel d'électeurs de gauche à Waterloo ?

Encore moins de socialistes

Ternest Jacques.jpgD'autant que cet électorat diminue d'une unité puisque  Jacques Ternest, chef de file et unique élu des socialistes waterlootois, démissionne du conseil communal. Il quitte la cité du Lion avec armes et bagages pour Rebecq. Tiens, et si cette place s'était libérée plus tôt...? On imagine Luc De Ridder reçu en audience par Elio pour le persuader qu'il est the right man in the right place....

Qu'est-ce qui meut donc Luc De Ridder dans sa persévérance à vouloir siéger au conseil communal de Waterloo ? L'orgueil, le besoin de reconnaissance et de visibilité, la passion de la res publica ? Peu importe finalement car sa présence sur la scène politique locale a au moins deux mérites : elle anime un débat politique très, trop calme.

Petite polémique au MR bienvenue

Et surtout, il faut accorder du crédit aux citoyens qui, comme lui, s'engagent concrètement, et donc s'exposent, plutôt qu'à ceux qui restent passivement dans leur cocoon à contempler, voire à critiquer sans jamais agir. Ca, c'est dit !

Maintenant que les partis d'opposition, petits et dispersés,  ont eu leurs soubresauts internes (sauf Ecolo), il serait de bonne guerre qu'une petite polémique naisse au sein du parti dominant, histoire d'animer le début de la campagne électorale. Sans quoi les élections  communales s'écouleront comme un long fleuve tranquille dans un océan indigo à peine perturbé par quelques vaguelettes.... Tanguy de Ghellinck, correspondant Sudinfo Waterloo

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