Waterloo ! Waterloo ! Sanguinolente plaine !

Du sang dégouline sur le sol et la paille. Il vient du tas de cadavres et de la table où se déroulent les "opérations"

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Les combats font rage. Pour un mort, il y a trois blessés. Les services de santé militaires sont débordés. Ils opèrent, extrayent des balles et amputent à vif. La souffrance, tellement omniprésente qu'elle en devient banale, se lit sur le visage des hommes au service d'ambitions personnelles et géopolitiques qui les dépassent. Et si c'était ça l'inhumanité ?

 

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Dimanche passé, la ferme d'Hougoumont a servi de théâtre à une partie des plans serrés du long métrage Waterloo. Connaissant mal la bataille de Waterloo, ce sont ses enfants qui ont donné l'idée de faire ce film au producteur Willy Perelsztejn des Films de la mémoire..

Docu-fiction historique

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Willy Perelsztejn

"Il s'agit d'un d'un docu-fiction, explique-t-il. dont le personnage principal est la bataille. On s'est basé sur 350 monographies et lettres de combattants pour écrire le scénario. L'aspect historique est validé par les plus grands spécialistes de la bataille, notamment Thierry Lens." 

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Cliquez sur l'image pour voir la bande-annonce du film

Le budget du long métrage s'élève à 1,2 millions d'euros. Aux Films de la mémoire se sont joints la RTBF, Arte et Wallimage pour le coproduire. Napoléon est joué par le comédien belge Michel Schillaci.

Un des projets de Perelsztejn s'appelle Ashcan, prison secrète de Mondorf-les-Bains au Grand-Duché de Luxembourg, où ont été détenus des dizaines de criminels nazis à la fin de la 2e guerre mondiale.

Crédibilité

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Hugues Lanneau

Hugues Lanneau est réalisateur à la RTBF (JT, fête nationale, ...). Il a co-scénarisé le docu-fiction Waterloo et le met en scène. "J'aime le côté réel et humain de la bataille de Waterloo, indique-t-il. Je veux aussi donner de la crédibilité au film."

Lors de la dernière grande reconstitution en 2010, Lanneau dirigeait neuf équipes de tournage sur le terrain. Elles filmaient les scènes de combat qui seront parties intégrantes du film.

Il prépare un autre docu-fiction : Journal d'un homme sans gloire. C'est l'histoire d'un homme qui n'a ni collaboré ni résisté pendant la guerre 39-40 comme 95% de la population. Voilà un film qui aborde cette période sous un angle inédit et bien intéressant.

L'homme aux rouflaquettes

Au milieu de la septantaine de techniciens et de reconstituants présents dans la cour de la ferme d'Hougoumont, un homme aux rouflaquettes bien connues des initiés passe de l'un à l'autre et prend des photos.

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Il s'agit de Franky Simon, organisateur des reconstitutions des batailles napoléoniennes dans lesquelles il joue le maréchal Ney. Pour le film, il s'occupe de la logistique des reconstituants (charrettes, armes, ...).

Pour la petite histoire, sachez que le sang des blessures est un mélange d'eau, de concentré de tomates, de farine et de... chocolat ! Waterloo, un long métrage belge qui sortira en salles en mai-juin 2014. Tanguy de Ghellinck, correspondant de Sudinfo Waterloo

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L'album photo du tournage est ici ou dans la colonne de droite de la page.

1 commentaire Catégories : Bataille de Waterloo, Culture et histoire Imprimer

Commentaires

  • Tout à fait intéressant sur le plan anecdotique.
    On peut regretter toutefois que les figurants soient tous habillés comme à Austerlitz.
    De 1805 à 1815, les tenues avaient bien changées et évoluées. Cela ferait lever les bras au ciel si on représentait la guerre des tranchées de 1918 avec des Français en capote bleue et pantalons rouges et des Allemands en casque à pointe, comme en Août 1914. Pourtant nous en sommes là ; cela frise le ridicule historique.

    Certains objecteront - et je l'ai entendu- qu'une représentation bien faite est inutile puisque les gens n'y connaissent rien et n'y verront que du feu (et du sang dans le cas présent). Ce à quoi on peut rétorquer que dans cet esprit, il est inutile de prétendre faire du documentaire.
    Car si les enseignants trouvaient inutile de donner de bons cours sous prétexte que leurs élèves n'y connaissent rien, où irions nous... Et pourtant, là, nous y allons :-)...

    En conclusion, du moins au vu de ce qui est publié jusqu'à présent, on dira que ce docufiction, comme ils disent, est plus fiction que docu.

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