La seniorie du Chenois a arrêté de bosser !

Un arrêt de travail a été observé jeudi par la soixantaine de travailleurs de la résidence Château Chenois dans le bas du quartier homonyme à Waterloo 

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Selon un témoin, une quinzaine de personnes formaient un piquet de grève devant l'entrée de l'immeuble. Cet arrêt de travail fait partie du mouvement social qui perturbe actuellement les résidences du groupe Orpea.

Créé en 1989, Orpea est un acteur européen important dans le secteur de la prise en charge globale de la dépendance à travers ses 450 maisons de retraite médicalisées, cliniques de soins et psychiatriques.

Jeudi noir

Depuis quelques semaines, les travailleurs d'Orpea et leurs syndicats émettent des revendications qui portent sur le: pouvoir d’achat, le temps et la charge de travail ainsi que sur la création d'emplois subsidiés.

Pour mettre la pression sur la direction de l'entreprise, les syndicats ont organisé hier un premier jeudi noir avec arrêts de travail, notamment à la maison de repos Château Chenois. 

En réaction, Orpea Belgium a indiqué qu' "aucune concertation sociale ni aucune discussion raisonnable n’est envisageable sous la contrainte et la menace d’un conflit. En tout état de cause, et au regard des actions en cours, les conditions de dialogue ne sont toujours pas réunies aujourd’hui".

Chenois 93 Capture.JPGContacté par nos soins, Marc Tréfois, directeur de la résidence Château Chenois, nous a renvoyé vers le responsable de la communication d'Orpea, Belgium, Baudouin Peeters. 

Sérénité nécessaire pour la concertation

Ce dernier nous a déclaré en substance qu' "il ne s'agit pas d'une grève mais d'un arrêt de travail des travailleurs organisé par les permanents syndicaux qui ne travaillent même pas dans l'entreprise. C'est vraisemblablement l'approche des prochaines élections sociales qui les motive.

Nous voulons maintenir le dialogue social, mais dans la sérénité. Celui-ci doit être mené en premier lieu dans les organes prévus à cet effet : le conseil d'entreprise et le comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT). Il faut aussi savoir que les revendications syndicales coûteraient quatre millions d'euros à Orpea Belgium, ce qui est impensable !" 

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L'économie de la vieillesse

Dans les pays occidentaux, on vit de plus en plus vieux grâce à la médecine et à l'abondance et à la qualité de l'alimentation. La prise en charge de la vieillesse devient un enjeu essentiel de notre société.

On pourrait penser que le soin à nos seniors fait partie du secteur non marchand mais il apparaît de plus en plus qu'il devient une activité économique. Les personnes âgées, otages d'un conflit patron-travailleurs ? Tanguy de Ghellinck, blog Sudinfo Waterloo

2 commentaires Catégories : Dans les quartiers, Entreprendre - Immobilier, Evénements, Société - Mobilité - Humanitaire Imprimer

Commentaires

  • Bien sûr qu'il s'agit d'une activité économique juteuse;l'occasion fait le larron, pourquoi s'en cacher? Ces aléas se ressentent sur le personnel, les dépenses de fonctionnement de + en + restreintes et par ricochet, sur les résidents. Mais si ceux-ci se taisent, ou ne se renseignent pas sur la politique interne avant d'entrer en seniorie, rien ne bougera...

  • La réaction de Orpea Belgium ne m'étonne pas En fait ce groupe français n'est pas habitué à la combattivité des travailleurs belges qui ne se laissent pas faire quand leurs prestations ne sont pas rénumérées par rapport aux bénéfices engrangés par l'entreprise En effet avec un taux de syndicalisation de 10 % en France je me pose des questions sur les conditions de travail et je ne serais guère étonné si celles-ci soient inférieures que chez nous

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