Festival du film historique de Waterloo : un jury officiel de choix !

Du 15 au 18 octobre, les projecteurs seront dans et sur Waterloo pour la 3e édition du Festival international du film historique "Au film du temps"

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Les films et documentaires programmés apparaissent comme particulièrement intéressants cette année, avec un accent (involontaire) sur la 2e guerre mondiale. Attendue avec un vif intérêt et révélée en dernière minute, la composition du jury officiel constitue un des moments-phares du festival : quelles stars vont vivre à Waterloo pendant quatre jours ?

Prévu pour lundi passé, le communiqué de presse annonçant les noms des membres du jury officiel du FIFHW 2015 a été publié aujourd'hui. Et on n'est pas déçu, voyez plutôt :

Président du jury : le réalisateur français Yves Boisset 

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Commençant par collaborer avec Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon sur l’ouvrage Vingt ans de cinéma américain, Yves Boisset saute le pas en réalisant Coplan sauve sa peau en 1968.

L’une des constantes principales de sa carrière réside dans son engouement à dénoncer, via le cinéma, certaines des injustices les plus criantes de notre société. Pour Yves Boisset, le cinéma ne sert pas seulement à divertir mais doit être perçu comme un moyen de pointer du doigt les maux d’une société.

Plusieurs films qu’il réalise témoignent de cette logique, dont la plupart sont inspirés de faits réels, renforçant ainsi la force de son propos : Un condé (1970) dresse un inquiétant portrait de la police, L'Attentat (1972) se centre sur l’étrange affaire Ben Barka, R.A.S. (1973) aborde la guerre d’Algérie en prenant parti contre les dirigeants militaires, Dupont Lajoie (1975) traite du racisme ordinaire le plus répugnant, et Le Juge Fayard dit le shériff (1977) s’insurge contre la corruption des systèmes politique et judiciaire (la suite ici). 

La comédienne belge Alexandra Vandernoot 

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Issue d’une famille d’artistes, Alexandra Vandernoot entre rapidement au Conservatoire d’art dramatique de Bruxelles. Diplôme en poche, elle se lance dans le théâtre et commence une longue carrière de comédienne. Elle tourne pour la première fois au cinéma dans Babel Opéra d’André Delvaux en 1985.

Après quelques rôles dans des longs métrages belges, elle tourne aux Etats-Unis dans le film Strangers de Joan Tewkesbury (1991) tout en participant à la série Highlander au Canada.

Une fois revenue en France, elle enchaîne plusieurs longs métrages comme Le Souper d’Edouard Molinaro, L’Affaire de Sergio Gobbi, Prêt-à-porter de Robert Altman, Charmant Garçon de Patrick Chesnais et une collaboration suivie avec Francis Veber dans Le JaguarLe Dîner de cons et Le Placard.

Pour avoir été à la télévision l’héroïne de grandes sagas à succès : TramontaneLe Bleu de l’océanLa Battante, Alexandra Vandernoot reste l’une des comédiennes préférées des téléspectateurs (la suite ici).

Marie Kremer, autre actrice belge 

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Marie Kremer obtient un diplôme de l'Institut national supérieur des arts du spectacle (Insas). Elle suit des cours de danse et de chant avant de débuter sa carrière de comédienne au théâtre en 1999 dans La Lune Bleue dont la mise en scène est signée Charles Gérard.

On la découvre pour la première fois au cinéma dans le film belge J’ai toujours voulu être une sainte en 2003. Après ce premier essai, elle enchaine plusieurs films : Le Couperet (2005) de Costa-Gavras aux côtés de José Garcia, Quand j’étais chanteur (2006) porté par Gérard Depardieu, Dikkenek, comédie belge culte et déjantée, ou encore Soeur Sourire (2009) où elle retrouve Cécile de France.

En 2008, Marie est révélée aux Talents Cannes permettant à un grand cinéaste de réaliser un court métrage avec de jeunes acteurs peu connus. Parallèlement, Marie obtient des rôles récurrents dans les séries Les Vivants et les MortsProfilage et surtout Un Village français où elle s’illustre dans une trentaine d'épisodes (la suite ici).

Le comédien français Bernard Menez 

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Bernard Menez passe son enfance à La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine. Timide, il se trouve en faisant du théâtre amateur. De 1960 à 1969, il devient moniteur puis directeur de colonies de vacances. De retour de son service militaire, il est instituteur et professeur de mathématiques, de physique et de chimie dans le secondaire de 1966 à 1970, tout en suivant des cours de théâtre. 

Mais c’est le cinéma, le théâtre, les studios d’enregistrement et la télévision qu’il préfère. Il consacre sa vie à ces domaines à partir de 1969. Parallèlement à de nombreux seconds rôles dans des comédies populaires des années 1970 et 1980, il est un des piliers du théâtre de boulevard à la française.
 
En 1970, il fonde avec son camarade Jean-Pierre Fontaine la compagnie Sganarelle spécialisée dans les auteurs classiques pour les lycées et les collèges. Il en est le directeur de 1970 à 1972. Il débute au cinéma dans le film Du côté d’Orouet de Jacques Rozier qui lui permet de rencontrer de grands réalisateurs dont François Truffaut qui l’engage dans La Nuit américaine (la suite ici).

Katia Tchenko, comédienne française aux origines russes 

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Native de Versailles, issue d’une famille d’origine russe, Katia s’oriente vers la comédie et la chanson. Elle décroche le premier prix du Conservatoire national supérieur de musique. A l’âge de 20 ans elle apparaît dans J’ai tué Raspoutine de Robert Hossein. La comédienne est plutôt inclassable : on la voit dans du cinéma d’auteur mais également dans un registre plus léger.

Fin des années 70, Katia tourne dans Le Mille-pattes fait des claquettes de Jean Girault, La Chambre de l’Evêque de Dino Risi et dans Et la tendresse, bordel de Patrick Shulmann. Les années 80 marquent un tournant dans sa carrière où le public retient ses prestations dans des films comme Qu’est-ce qui fait courir Davis ? d’Elie Chouraqui et Bâton Rouge de Rachid Bouchared.

La jeune femme n’oublie pas le petit écran : elle apparaît dans plusieurs feuilletons, notamment Staline est mort d’Yves Campi en 1981, Les Brigades du Tigre de Viktor Vicas en 1983 et Marc en Sophie de Didier Masson en 1987. Les années 90 sont une décennie de théâtre pour Katia (la suite ici).

Grâce de Capitani, actrice belge d'origines italienne 

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D'origine Italienne, née à Bruxelles, Grâce de Capitani embrasse le théâtre comme une révélation, avec la détermination simple et évidente des personnes passionnées et se dit pourquoi pas moi ?.

À partir de ce simple constat, tout s'enchaîne très vite, les cours de comédie au théâtre où elle sera rapidement repérée. Elle n'a alors que 17 ans mais il ne fait plus aucun doute que sa carrière est lancée et promise à une grande diversité et richesse. 

Mais dans son Bruxelles natal, Grâce entrevoit les limites de sa carrière et, suivant des conseils avérés, décide de partir à Paris où les chances de prendre un tremplin vers le cinéma sont plus importantes.

Elle y intègre le réputé Cours Florent. À l'époque son professeur n'est autre de Francis Huster dont elle intègre le cours avec quelques heureux et valeureux élus parmi quelques 1000 postulants (la suite ici).

Sensibilité internationale

Outre les traditionnelles nationalités belge et française des jurés, gageons que les sensibilités russe et italienne traverseront les délibérations et les choix du jury. Après avoir visionnés les huit films de la compétition officielle en quatre jours, celui-ci devra attribuer les Clions au meilleur film, au meilleur comédien, à la meilleure comédienne, à la meilleure mise en scène ainsi qu’aux meilleurs costumes et décors.

Le public pourra accueillir et rencontrer les membres du jury officiel le jeudi 15 octobre à 19h00 sur le tapis rouge des Galeries Wellington. Tanguy de Ghellinck, blog Sudinfo Waterloo

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https://waterloo.blogs.sudinfo.be/archive/2015/09/12/festival-international-du-film-historique-de-waterloo-clap-3-162259.html

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