Football : les finances délabrées et le devenir du Royal Racing Club de Waterloo !

A la suite de la démission en novembre de Pierre Pirotte, président fatigué du RRCW, le club est pour le moins bringuebalé

D'un côté, l'ex-président reprochait à des adjoints de ne pas agir comme il fallait ; de l'autre, le staff regrettait l'absence de management ou, à tout le moins, de réunions de coordination. Depuis lors, c'est Michel Spetschinski, patron de l'école des jeunes du RRCW, qui a repris les rênes du club avec quelques parents de bonne volonté.

En attendant, la nouvelle équipe qui gère provisoirement le club n'a pu que constater le désordre administratif et l'état inquiétant des finances du club au point que le mot faillite a même été cité. D'après nos informations, le Racing de Waterloo aurait une dette de 112 000 euros dont 30 000 seraient dus à la TVA et 17 000 à l'URBSFA (Union royale belge des sociétés de football-Association).

Deadlines financières

L'Union belge de football aurait fixé la date du 31 janvier 2016 pour l'apurement de sa créance tandis que la TVA réclamerait le paiement d'un premier montant de 8000 euros en janvier 2016. Mais ce n'est pas tout : à la dette de 112 000 euros, il faut ajouter les rémunérations des joueurs et membres du staff depuis quelques mois.

N'oublions pas non plus que l'Allemand Jurgen Baatzsch, par ailleurs président de l'Union Saint-Gilloise en D2, est devenu le principal investisseur dans le Racing de Waterloo en y injectant 153 000 euros en avril 2015. Cherchant à sauver le club et peut-être sa réputation, Baatzsch ne semble heureusement pas vouloir réclamer cette somme dans l'immédiat.

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Pierre Pirotte et Jurgen Baatzsch

Hypothèses

Pour sortir de cette situation délicate et instable, les forces vives du club sont en quête d'un nouvel investisseur. On cite un certain monsieur Van Hulle dont le père disposerait des moyens financiers adéquats. Il pourrait s'entourer d'un directeur technique (M. Gettemans ?) et d'un manager sportif (on parle du Brainois Olivier Houben qui a déjà occupé cette fonction à Waterloo).

Miracle sportif

Mais il n'y a pas que des aspects financiers pesants au Racing de Waterloo. En effet, sur le plan sportif et malgré sa médiocre 14e place en Promotion B, le club ne descendra pas en Provinciale à condition de ne pas faire faillite.

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Cette aubaine est due à la récente faillite du Royal Géants Athois qui prend donc la place du seul descendant francophone de la Promotion B cette année. Ceci pourrait faire l'affaire d'un candidat investisseur même si, localement, d'aucuns pensent que la place du RRCW est en Provinciale où il pourrait attirer plus de monde que la moyenne de 30 spectateurs payants enregistrés cette saison en Promotion.

Sauver l'école des jeunes

Quant à la commune de Waterloo, bien que n'étant pas engagée financièrement dans le club lui-même, elle dispose néanmoins de deux observateurs dans le conseil d'administration dont l'échevin des sports Michel Bettendorf. La priorité communale est le maintien de l'école des jeunes.

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En cette période de trêve footballistique, les contacts se poursuivent en vue de redresser le RRCW. On devrait en savoir plus lors de la prochaine assemblée générale extraordinaire qui aura lieu le 8 janvier 2016. Tanguy de Ghellinck, blog Sudinfo Waterloo

1 commentaire Catégories : Sport Imprimer

Commentaires

  • Pirotte a réussi à couler un club rien que par sa mégalomanie et son incompétence en matière de foot et cela en moins de 3 ans

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