EXCLUSIVITE : des journalistes chez le juge suite à une plainte de Serge Kubla !

En février 2015, le bourgmestre de Waterloo Serge Kubla a été inculpé et placé sous mandat d'arrêt

Le juge d'instruction Michel Claise invoquait des faits de "corruption concernant une personne qui exerce une fonction publique dans un État étranger". Serge Kubla niait toute accusation de corruption.

 

Les faits en cause concernent les activités du groupe Duferco en République démocratique du Congo. Duferco aurait corrompu des fonctionnaires congolais pour favoriser l'évolution d'investissements dans le secteur du jeu et des loteries.

Une partie (20 000 euros) de l'argent de la présumée corruption (500 000 euros) aurait été remise par Serge Kubla, ancien député et ministre wallon de l'économie, à Chantal Ngalula, épouse de l'ancien premier ministre congolais Adolphe Muzito, dans l'hôtel Président à Bruxelles.

Des journalistes chez le juge d'instruction

Aujourd'hui, au moins cinq journalistes ont été convoqués chez un juge d'instruction bruxellois à propos de l'affaire Kubla : Alain Lallemand, Pascal Lorent, Marc Metdepenningen et Jean-François Munster du Soir et Yolande Nimy de Sudpresse. D'après l'un d'entre eux, "l'offensive étant générale, des journalistes d'autres médias sont sans doute aussi convoqués".

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Calomnie, diffamation et violation du secret professionnel

Ces journalistes seront entendus par le juge sur d'éventuels faits de calomnie et diffamation et de violation du secret professionnel à la suite des plaintes de Serge Kubla et Chantal Ngalula.

"Du vent, rien que du vent"

Toujours selon le même journaliste, "c'est un procédé assez classique lorsque des personnalités sont empêtrées dans des affaires judiciaires. La plainte est un contre-feu espéré aux poursuites pénales mais sans efficience. Juridiquement, tout cela est vain : au delà de la prescription de trois mois qui concerne les délits de calomnie et de diffamation par voie de presse, nous ne sommes pas tenus au secret professionnel dont la violation est alléguée. La loi sur le secret des sources réduit à néant toute chance d'aboutir. Quand bien même, les infractions éventuellement poursuivies seraient du ressort de la cour d'assises (délit de presse). Bref, du vent, rien que du vent. Et la multiplicité des cibles démontre la vanité du plaignant."

Affaire à suivre si elle ne s'empêtre pas. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

1 commentaire Catégories : Politique, SCOOP ! Imprimer

Commentaires

  • Bonjour,
    L'avocat de Serge Kubla m'indique qu'il n'a pas porté plainte contre des journalistes. Il s'agit d'une plainte contre X déposée il y a plus d'un an pour violation du secret de l'instruction. Le juge qui instruit la plainte fait son travail et a convoqué des journalistes.
    Bien à vous,
    Hugues Van Peel

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