Violente agression à Waterloo : les victimes n'osent pas porter plainte de peur des représailles !

Dans la nuit de vendredi à samedi vers 2h45, un groupe de sept amis s'est fait agresser par une bande de plusieurs dizaines de jeunes

Les faits se sont passés sur la place Albert Ier devant l'église Saint-Joseph au centre de Waterloo. Alors qu'ils préfèrent d'habitude s'amuser entre eux chez l'un ou l'autre, les sept amis étaient exceptionnellement sortis dans un bar au centre-ville.

Les témoignages séparés d'une victime et du père d'une autre victime vont dans le même sens : ayant décidé de rentrer samedi à 2h45 du matin, les sept amis sont passés devant le parvis de l'église Saint-Joseph où traînaient plusieurs dizaines de jeunes âgés de 16 à 20 ans et visiblement éméchés.

"Déterminés à me casser le nez"

A cause du prétendu regard dérangeant d'un des sept amis qui retournaient chez eux, "un gars de la bande, suivi par d'autres, s'est mis à frapper un de mes amis, relate une des victimes qui veut rester anonyme. Mes amis et moi avons voulu intervenir mais ils étaient beaucoup trop nombreux. Ils nous ont séparés les uns des autres en nous encerclant chacun à six ou sept et se sont mis à nous frapper. Même une fille de la bande est venue frapper une amie qui me défendait face à plusieurs types déterminés à me casser le nez alors que je leur demandais pacifiquement d'arrêter d'agresser mes potes. Je me suis ramassé une volée de coups dans le visage."

Finalement, sur les conseils d'un copain, les sept amis ont dégagé au plus vite. Selon la victime, son groupe ne s'est pas méfié des jeunes présents sur la place Albert Ier car ils ressemblaient à des Waterlootois qu'on croise partout en soirée.

Pas de plainte par peur des représailles

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Selon le père d'une autre victime, "il semble que ce soit une bande de jeunes qui achètent de l'alcool dans le nouveau night shop en face de l'église et qui se saoulent tous les week-ends sur les  marches devant celle-ci. La bande était de nouveau là dans la nuit de samedi à dimanche. Il suffirait que la police contrôle leur âge par rapport à leurs consommations. En plus, il y a une caméra sur le parvis dont les images devraient être plus explicites. Les sept amis agressés ne sont pas des chercheurs de bagarre mais ils ne veulent pas porter plainte car ils savent que ça ne sert à rien et ils ont peur des représailles."

Des regards pleins de haine

Ceci est confirmé par la victime citée plus haut : "On a pas porté plainte parce qu'on a peur des représailles. J'aurais pu me faire tuer et enterrer sous l'église, je n'ai reçu l'aide de personne et encore moins de la police qu'on a jamais vue, même si tout s'est passé en quelques minutes. Une chose est certaine Waterloo n'est plus sûre et ça ne fait qu'empirer."

Sa conclusion fait froid dans le dos : "J'aimerais surtout souligner la violence de nos jeunes agresseurs. Je n'ai jamais vu autant de haine que dans leur regards !"

Ce n'est pas nouveau mais ceci confirme que, parmi tous les lieux à surveiller le soir et la nuit à Waterloo (les environs de la gare, le parc communal Descampe, les quartiers de villas "cambriolables", les bars, etc), il y a certainement l'esplanade devant l'église Saint-Joseph. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

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