À 22 ans, il réalise l'exploit de ses rêves ! (+ vidéo)

Habitant Waterloo depuis une dizaine d'années, Guillaume Segers est en 3e année de médecine vétérinaire à l'université de Namur

Depuis longtemps, son rêve l'amène à analyser chaque matin depuis un an la météo qu'il fait sur le toit de l'Europe dans l'attente qu'une fenêtre météorologique s’ouvre.

Le rêve qui l'obsède depuis ses débuts en parapente : décoller du sommet du mont Blanc avec ce petit aéronef parfois incertain qui le passionne depuis plusieurs années.

"Malgré le manque d'oxygène et la fatigue de l'ascension, décoller du sommet du mont Blanc en parapente n’est en soi pas une chose compliquée : le toit de l’Europe offre une plateforme d’environ 30 mètres sur 80, affirme Guillaume Segers. Ce qui est moins évident, c’est de monter là-haut seul avec tout le matériel pour l’ascension et pour le vol pendant une fenêtre météo précise et courte."

Trois monts

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Même si cela compliquait son entreprise, il tenait à passer par les trois monts : l’aiguille du Midi, le mont Maudit et le mont Blanc du Tacul. "Après avoir pris mes renseignements sur l’état du Tacul et du Maudit, je suis parti pour le campement de l’aiguille du Midi à 3600 mètres d'altitude. J'y ai rencontré trois Russes qui, hormis le décollage en parapente, avaient la même intention que moi. Intrigués par mon projet de vol, ils ont accepté de m'accompagner."

Partis à une heure du matin le 24 juillet 2019 du col de l'aiguille du Midi, les quatre hommes ont rencontré une première difficulté : à cause d'un éboulement ayant emporté l'échelle permettant le passage d'une crevasse, il leur a fallu fixer en pleine nuit des points d’encrages dans la glace. Ils ont mis quatre heures pour arriver à l’épaule du Tacul.

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Seul

Ils ont ensuite effectué sans difficulté particulière l'ascension du mont Blanc du Tacut. "A 4400 mètres, j’apercevais le soleil se lever au loin et le mont Blanc droit devant moi, s'émerveille Guillaume. Il semblait à la fois à portée de main et très lointain. Par gestes, j'ai fait comprendre à mes trois compagnons que j’allais ralentir la cadence. Au fond de moi, je pense que j’avais envie de terminer l’ascension seul."

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S'asseoir et pleurer

Il poursuit : "J'ai marché lentement avec Velvet Underground dans les oreilles. Le paysage était lunaire et le mont Blanc, qui me donnait envie depuis tellement longtemps, semblait désormais si proche. J'ai progressé pendant trois heures avant d’arriver à une centaine de mètres du sommet. J'ai pris le temps de m'asseoir. J’attendais ce moment depuis si longtemps que je redoutais peut-être même de le vivre. Je repensais à toutes les raisons qui m’avaient poussées à monter ici et j'ai versé une larme. La vue à 360 degrés qu’offre le sommet est incroyable. D’un côté, l’Italie, le grand Paradis et la vallée d’Aoste, de l’autre le Brévent, Chamonix, Samoëns, les fumées de Lyon, presque toute la France, presque le bout du monde."

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Le jeune Waterlootois a alors sorti sa voile et effectué trois tentatives mais sans succès car il n'y avait pas un souffle de vent. "À 13h30, des cumulus sont apparus environ 1500 mètres plus bas, rendant le sommet inaccessible aux brises thermiques de la vallée. Je me alors placé sur la face sud du mont Blanc où des masses rocheuses situées à environ 4000 mètres en contre-bas, faisaient naître quelques cycles thermiques. J'ai décollé sans difficulté vers 14 heures en direction de l’Italie en restant quelques instants à la hauteur du sommet, quelques instants que j’aurais voulu être des heures."

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"Quelle extase !"

Guillaume porte, à raison, un regard enthousiaste sur son escalade et son vol en parapente hors norme qui a duré 45 minutes en direction de Chamonix : "Quelle chance d'avoir pu vivre cette expérience dans une vie, quelle extase ! C'était un vol extraordinaire, non pas par sa performance, mais parce qu’il a le goût de la grande aventure."

 

 

Bravo à lui pour avoir tout mis en oeuvre pour concrétiser son rêve tellement désiré. Notre petit doigt pense qu'il ne s'arrêtera pas en si bon chemin... Tanguy de Ghellinck, blogueur sudinfo Waterloo

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