Les 30 ans de la maison de repos et de soins du Gibloux : "Respecter les anciens et gérer l'humain !"

Mardi passé, une grande fête d'anniversaire était organisée pour les 30 ans de la maison de repos et de soins du Gibloux

Le programme de la fête était chargé pour les résidents et les invités : apéritif, repas convivial, récit de l'histoire du Gibloux, projection de film et inauguration d'une nouvelle statue dans le hall d'entrée de l'institution.

Outre le président du CPAS Etienne Verdin, la députée-bourgmestre Florence Reuter et la directrice du Gibloux Valérie Dubois, on notait la présence de plusieurs personnalités : le gouverneur de la province du Brabant wallon Gilles Mahieu, les anciens présidents du CPAS Geneviève Ryckmans (1978 à 1983), Michel Goethals (1989 à 1991) et Patrick Williot (1995 à 2001), les anciens directeurs du Gibloux Paul Merckx (1989 à 2014) et Anne Ghorain (2015).

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"Qualités de coeur"

Après avoir accueilli les participants, Etienne Verdin a présenté l'histoire et les activités du Gibloux avec force détails et précisions : "Nous avons toujours eu pour objectif de respecter les anciens, en apportant un bon vivre fait d’écoute, de chaleur humaine, où les qualités de cœur et de soins ne sont pas de vains mots. Car nous considérons que le résident est unique, tant par son vécu, son histoire de vie, que par son ressenti, ses besoins ! Chaque résident quel que soit son âge, son état de santé doit encore découvrir, apprendre, se sentir utile et surtout garder son pouvoir décisionnel."

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L'origine du Gibloux remonte à 1956 quand la Commission d’assistance publique (CAP) décide d’acquérir un terrain de plus d’un hectare dans le but d’y construire une maison de retraite. En 1972, madame Smeets-Jacobs lègue une somme de 10 millions de francs belges à la CAP pour l'aider la CAP à construire un home pour personnes âgées.

En 1974, la CAP lance le projet d’un centre de rencontre pour les seniors waterlootois comprenant des hébergements et des activités sociales et culturelles. La première pierre de la maison de repos est posée sept ans plus tard en présence de Michel Hansenne, ministre-président de la Communauté française. Il faut attendre fin 1988 pour découvrir le nouveau et avant-gardiste Centre du troisième âge. Le Conseil de l’aide sociale entérine l’appellation Le Gibloux en référence au culte du Bon Dieu de Gemboux (en wallon, El Bon Dieu d’Giblou).

Ouverture en 1989

Ouvert en 1989, le Gibloux comporte deux ailes avec chacune trois niveaux d’hébergement, répartis dans les 10 919 m2 du bâtiment. Le premier résident entre au Gibloux le 17 avril 1989.

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Pour l’époque, ce projet est original : non seulement il est composé d’hébergements mais il offre aussi des services et des activités destinés aux seniors extérieurs, dont à l’époque un service d’infirmières à domicile, de la kiné, des soins de pédicure.

Avec ses lits répartis dans des appartements, studios et chambres communes ou individuelles, tout a été pensé afin que la circulation dans la maison de repos soit accessible pour les personnes à mobilité réduite et les personnes valides.

La gestion du Centre du troisième âge est confiée au Centre public d'action sociale (successeur de la CAP) qui intègre le bâtiment. En effet, la dimension sociale et les missions qui incombent au CPAS assurent à toute personne âgée une retraite conforme à la dignité humaine.

Maintenance et rénovation

Des travaux successifs de rénovation ont eu lieu au cours de ces trente années, notamment la mise aux normes 2010 qui vise à supprimer les anciennes chambres à quatre lits. Malgré les travaux importants, le Gibloux a pu continuer à accueillir les résidents. Une aile supplémentaire a été construite et toutes les anciennes chambres de la maison de repos et de soins ont été complètement rénovées.

"Gestion humaine du personnel"

Etienne Verdin DSC_1590.jpg"Maintenir l’outil, c’est une première notion que nous avons toujours eu à cœur, poursuit le président Etienne Verdin. Avec le Conseil de l’action sociale et le Collège communal, il nous semblait que l’infrastructure était un point marquant pour assurer notre mission vis-à-vis des personnes âgées. En près de 30 ans, des investissements de maintenance (rénovation des lits, de la salle à manger, de la salle des fêtes, des ascenseurs, des installations luminaires, de la chaufferie, de la buanderie…) ont été effectués. Deuxième notion que je me permets d’introduire : gérer une maison de repos, c’est avant tout gérer l’humain ! Plus de 850 résidents ont été accueillis en 30 ans. Tout notre personnel, au-delà de sa compétence professionnelle, doit faire preuve d'une empathie constante et spontanée. Créer une ambiance et une culture d’entreprise a toujours été un objectif premier des Conseils de l'action sociale successifs. Pour cela, nous développons formations, contacts, activités, rigueur, … Une véritable gestion humaine du personnel. Nous avons l’avantage de constater que celui-ci répond avec succès à nos exigences et nous nous réjouissons que cette politique a porté ses fruits."

A l’époque, le projet d’ouverture du Gibloux a fait l’objet de nombreuses études préalables pour envisager les aspects architecturaux, la rentabilité, l’organisation des services, le rôle social du Centre du troisième âge, son ouverture vers l’extérieur.

Le personnel était composé d’assistants sociaux du CPAS et d’infirmières assistés par le bureau de gestion et organisation hospitalière. Pour assurer l’ensemble des prestations d'une maison de repos et de soins ouverte 24h/24 à 115 résidents, l’équipe se compose d'une directrice, deux infirmiers-chefs, 14 infirmiers, 21 aides-soignants, des kinésithérapeutes, ergothérapeutes, logopèdes et du personnel de réactivation. Un médecin coordinateur est présent dans l’institution à raison de plusieurs heures par mois.

A ce personnel spécialisé, il faut ajouter la directrice adjointe-assistante sociale, le service animation, les services logistiques (entretien, buanderie, gestion hôtelière), le service technique du patrimoine et l’équipe des ouvriers.

Le CPAS compte sur de nombreux partenaires pour la maintenance des installations techniques du bâtiment, la préparation des repas pour nos résidents (37 282 journées alimentaires ont été préparées en 2018), les installations relatives à l’appel infirmier, les équipements informatiques, l’entretien des ascenseurs entre autres.

Ce qui différencie le Gibloux

Troisième notion importante selon Etienne Verdin : "Le sens de la vie. C’est tout l’enjeu quand l’environnement et les soins sont garantis à nos aînés. Notre proximité et notre grande famille du Gibloux qui allie respect et générosité envers les résidents, c’est cela qui différencie souvent la qualité des maisons de repos."

Le Gibloux peut accueillir jusqu’à 113 résidents. Il dispose d’un agrément régulièrement renouvelé pour 118 lits, 50 lits de maison de repos et de soins et 63 lits de maison de repos pour personnes âgées. Le taux d’occupation est de 92%. Parmi les résidents, près de 75% sont des femmes. La moyenne d’âge est de 87,7 ans. Depuis l’ouverture, 851 résidents ont séjourné dans l'institution. La moyenne de la durée de leur séjour est de 4,6 ans.

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Plusieurs associations proposent un programme d'animations aux résidents : danse, gymnastique, peinture et centre de rencontre. Le restaurant du Gibloux a été complètement rénové pour plus de confort et de convivialité. Il a reçu le label Qualitree l’année dernière pour sa qualité alimentaire.

Des chambres supplémentaires

"Depuis 30 ans, nos activités et services se sont améliorés constamment afin de donner le meilleur à nos résidents. Avec le Collège communal et la bourgmestre, nous avons à cœur de poursuivre notre mission en proposant des services adaptés pour le bien-être de nos anciens. En 2017, le CPAS a fait l’acquisition d’un terrain voisin en vue d’y construire les bureaux administratifs. Libérant des locaux dans l'institution même, 20 à 25 chambres supplémentaires y seront aménagées. La demande de séjour est en effet croissante. Trente ans, un anniversaire que nous fêtons avec enthousiasme avec nos partenaires, nos résidents et leurs familles et notre personnel. Trente ans qu’il fait bon vivre au Gibloux !", conclut Etienne Verdin.

L'assemblée a pu ensuite assiter à la projection du film Le Gibloux fait son cinéma qui présente la maison de repos et de soins ainsi que les activités organisées pour les résidents :

Une nouvelle statue, baptisée Mon père, ce héros, a ensuite été dévoilée dans le hall d'entrée du bâtiment par Etienne Verdin, Florence Reuter et Gilles Mahieu. Elle a été sculptée par Caroline Moxhon dont plusieurs oeuvres sont déjà visibles dans Waterloo.

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A l'âge de 30 ans, on ne peut que souhaiter longue vie au Gibloux. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

1 commentaire Catégories : Evénements, Politique, Société - Mobilité - Humanitaire Imprimer

Commentaires

  • Juste posé les valises et ai été l'après midi à cette fête qui me tenait à coeur ayant été en 1976 conseillère au CPAS sous la Présidence de Geneviève Ryckmans: Année 0 de la refonte des Centre d'Aide sociale et les années d'ébauche du futur Centre, années passionnantes qui ont marqué mes premières années de politique purement communale!

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