Le WaHFF 2019 a démarré sur les chapeaux de roues !

Le coup d'envoi du 7e Waterloo Historical Film Festival a été donné ce jeudi 17 octobre

Dès 9h30, une soixantaine de téléspectateurs assistaient à la toute première projection du festival : l'intéressant documentaire Opération Peter Pan qui dévoile l'acheminement de milliers d'enfants cubains par leurs parents vers la Floride au début des années 1960 à cause d'une rumeur infondée faisant état de leur envoi en Union soviétique.

P1020401.JPGA midi, le jury de la compétition film était accueilli dans la maison communale de Waterloo. Le directeur du festival Alban de Fraipont : "L'innovation de cette année est le WaHFF Village où les spectateurs pourront boire un verre, casser la croûte et discuter des films qu'ils ont vu.La compétition propose huit films venant des quatre coins du monde et visitant l'histoire sous des angles différents. Il y aura de belles avant-premières comme J'accuse ! de Polanski  et le film belge Nuestras Madres qui représentera la Belgique aux Oscars."

Un président du jury talentueux et drôlement surréaliste

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Les Clions des meilleurs film, acteur, actrice et décors et costumes seront remis par le jury présidé par le réalisateur et producteur Vincent Lannoo : l'actrice Catherine Jacob, la scénariste Fanny Desmarès, la comédienne Bérangère McNeese, l'acteur et réalisateur Mehdi Dehbi, l'acteur Nicolas Gob et l'acteur, réalisateur et scénariste Hector Langevin (voir article ici).

Surréalistement drôle, Vincent Lannoo a prononcé quelques mots : "Et le meilleur film est... Non, c'est pour rire. Je suis très heureux d'être ici et je crois qu'on va bien manger."

800 élèves

Le WaHFF, c'est aussi quatre séances pédagogiques qui ont réuni 800 élèves de 4e, 5e et 6e secondaires dans des écoles brabançonnes wallonnes. Ils ont pu voir Genesis 2.0 qui raconte l'histoire de chasseurs à la recherche d'immenses dents de mamouths désormais libérées par la fonte de glaces en Arctique.

Les séances sont suivies par une discussion des élèves avec un climatologue, un météorologue, un archéologue et un biologiste. Le service économie de la province du Brabant wallon a aussi réalisé un intéressant cahier de l'enseignant, support utile pour approfondir les thématiques du film en classe.

Dans l'après-midi, on a vu le film en compétition The eternal feminine ou comment une auteure mexicaine cherche a mettre en avant le rôle de la femme dans une Amérique centrale plutôt machiste. Malgré l'excellente comédienne Karina Gidi, le film est un peu lent et long : plus de la moitié est consacré à la mise en place des caractères et de la relation amoureuse des deux personnages principaux. Si ceci est de l'histoire, alors tout est histoire mais choix du directeur oblige...

Cohn-Bendit et les autres

Le documentaire en compétition Les révoltés est une succession sans commentaires de séquences, de sons et d'allocutions enregistrés au coeur des manifestations et réunions des étudiants et ouvriers en mai 68. Les deux réalisateurs ont effectué un travail intense et magique pour porter le son de l'époque presque aux normes d'aujourd'hui. Un documentaire brut de décoffrage au parti pris assumé par les réalisateurs mais accepté par les spectateurs.

Présentée par l'animatrice de VTM et de la VRT Marlène de Wouters et honorée par la présence surprise du prince Laurent, la soirée de clôture a fait salle quasi comble pour la projection de Sympathie pour le diable, film en compétition prenant et dur sur l'encerclement de Sarajevo par les Serbes dans les années 1990.

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Le meilleur de la première journée

De notre côté, nous avons opté pour le film hors compétition The Spy. Une vedette scandinave du cinéma et de la chanson est "amenée" par les services secrets suédois à espionner les autorités militaires nazies dont les troupes occupent la Norvège. Mais, en dépit de sa volonté, elle pourrait devenir un agent double.

Un film passionnant avec Ingrid Bolsø Berdalune, actrice principale magnifique dans tous les sens du terme. La salle des Cinés Wellington était archi-comble au point que plusieurs spectateurs étaient assis sur l'escalier latéral. The Spy aurait sans conteste mérité de figurer dans les huit films de la compétition officielle.

La soirée d'ouverture s'est achevée par un cocktail offert dans le chapiteau qui abrite le nouveau WaHFF Village. Une première journée chargée avec la vision de quatre films,  mais ô combien emballante et enrichissante. Festivalez donc, il reste trois jours et 25 films ou documentaires à voir ! Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

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