WaHFF 2019 : un passage de témoin réussi !

Après le clap de fin de la 7e édition du Waterloo Historical Film Festival, que peut-on en dire ?

Pendant quatre jours, les nombreux festivaliers ont pu assister à une trentaine films et documentaires inédits et excellents pour beaucoup, absorbants, intéressants et de très belle facture pour la plupart. L'événement a été marqué par...

... plusieurs innovations qui ont contribué à sa réussite et à son succès : un nouveau directeur du festival en la personne d'Alban de Fraipont, un nouveau site internet vivant grâce à ses capsules vidéo, le WaHFF Village, deux grands professionnels pour la présentation des soirées d'ouverture et de clôture, entre autres.

Deux films multi "clionnisés"

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Le palmarès a essentiellement récompensé deux films : The Third Wife (Clions du meilleur film et des meilleurs costumes et décors) et Sympathie pour le diable (Clions des meilleurs comédien et comédienne, de la critique et du public).

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D'après un de ses membres, le jury n'a pas eu réellement à débattre sur le choix du meilleur film  qui a très vite fait l'unanimité. Quant au prix du public, il a fallu recompter les votes tant la course a été serrée entre le vainqueur Sympathie pour le diable et son challenger Aspromonte, la terra degli ultimi (notre film préféré).

Ne négligeons certainement pas la toujours captivante compétition documentaires qui a vu Opération Peter Pan remporter le premier prix, notre choix personnel à égalité avec Le Fantôme de Spandau.

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Pour ceux que ça intéresse, certains films projetés pendant le WaHFF sont programmés aux Cinés Wellington : Sympathie pour le diable à partir du 27 novembre et J'accuse de Roman Polanski dès le 13 novembre.

Plus de 5300 spectateurs

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Le WaHFF 2019 a été un bon millésime fréquenté par plus de 5300 réels spectateurs comptabilisés pour la première fois avec des compteurs manuels à l'entrée des salles des Cinés Wellington. Selon les indispensables et efficaces bénévoles du festival, on recensait au minimum 50 à 60 spectateurs par film ou documentaire.

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Une partie des bénévoles se détend

Les élèves de l'athénée royal de Waterloo, plus à l'aise cette année, ont présenté les documentaires tandis que les élèves de l'institut des Sacrés-Coeurs (option accueil et tourisme), arborant la cravate ou le foulard griffé de leur école, ont accueilli les jurés, les spectateurs et les visiteurs, dont le prince Laurent, avec amabilité et style.

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L'accueil assuré par les élèves de l'institut des Sacrés-Coeurs

Le WaHFF Village dont c'était la première apparition a pris son véritable envol à partir du troisième jour du festival, à la satisfaction des sympathiques propriétaires du restaurant Monsieur Patate qui sustentaient délicieusement les visiteurs.

Deux pointures

La soirée d'ouverture du festival a été présentée de manière professionnelle par l'animatrice de télévision Marlène de Wouters, plus connue au nord du pays. Thomas de Bergeyck a, lui, conduit la soirée de clôture avec maestria et distinction, convainquant par son aisance, son élocution et son style de présentation.

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"On a parfois dû refuser du monde"

P1020756.JPGLe président-fondateur du Waterloo Historical Film Festival, l'échevin de la culture Yves Vander Cruysen, se montrait très satisfait de la cuvée 2019 : "Les mesures prises en termes de communication, d’animations et de sous-titrages ont répondu à nos aspirations. Le public a répondu présent, parfois même de manière inespérée. On a, à plusieurs reprises, refusé du monde. Le WaHFF Village a montré toute son utilité et attire du monde quand il est animé. Plaisir aussi d’avoir pu compter sur un jury éclectique, intergénérationnel, très disponible et sur des invités d’honneur d’une grande générosité. Et que dire de la participation active des convives au dîner Downton Abbey au restaurant La Sucrerie. Je n'espérais jamais voir tant de gens costumés. Bref, l’ensemble des bénévoles m’ont déjà dit  qu'ils étaient prêts à recommencer."

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"Le public se fidélise"

P1020458.JPGDu côté du Brabant wallon dont le soutien financier est essentiel, le député provincial waterlootois Tanguy Stuckens se réjouit du grand succès de cette édition : "J’en suis d’autant plus heureux qu’il s’agit d’un événement de plus en plus accessible à tous les types de publics. Les salles étaient combles lors de nos séances pédagogiques. Le film projeté Genesis 2.0 était un bon vecteur pour susciter réflexion et débats auprès des élèves. Je constate que chaque année ce festival gagne en légitimité. Le public se fidélise et c’est plutôt rare quand on sait les exigences toujours plus élevées du spectateur. Cela s’explique probablement par la qualité présente dans tous les choix qui composent le festival. Le WaHFF Village en était un ingrédient supplémentaire auquel j’attachais beaucoup d’importance. Nous ferons un débriefing très prochainement pour envisager l’édition 2020 et placer la barre encore un peu plus haut même si nous pouvons déjà être fiers de ce qui a été proposé."

Un directeur heureux

Le mot de la fin revient à Alban de Fraipont, le nouveau et jeune directeur du festival aux premières éditions duquel il participait comme... chauffeur bénévole : "Toute l’équipe est très satisfaite : le public a répondu présent avec enthousiasme. Les personnalités présentes ont été généreuses avec le public. Enchanté par la sélection des films, le jury a joué son rôle avec sérieux et engagement. Jean-Paul Rappeneau a réalisé une masterclass réellementP1020627.JPG passionnante, préparée avec passion par Philippe Reynaert. Anny Duperey a été très disponible lors de sa rencontre autour de son exposition et a égayé le public du film Stavisky par ses anecdotes et ses souvenirs. Le concert des élèves de la Musica Mundi School fut beau et émouvant. Adeline Blondieau a à nouveau réjouit les enfants. Les présentateurs Marlène de Wouters et Thomas de Bergeyck ont rendu nos cérémonies palpitantes et glamour. Le nombre total de spectateurs s'élève à 5300 en nette hausse mais le critère le plus objectif est l'augmentation de 21% de spectateurs par séance. Nous sommes également ravis du premier WaHFF Village : le lieu a été apprécié et la fréquentation, timide au début, s’est nettement améliorée au fil des jours. Nous sommes très heureux de cette première et avons de nombreuses idées pour améliorer l’espace, l’accueil et sa visibilité."

La parade des pique-assiettes

Tous les indicateurs sont donc au vert pour cette récente édition de l'événement. Un défi pour le directeur et le comité de pilotage : parvenir à rajeunir le public des films en dehors des séances pédagogiques.

Un bémol qui ne dépend aucunement des organisateurs : il serait bienvenu que beaucoup d'invités et de notables présents aux soirées d'ouverture et de clôture (ils se reconnaîtront) n'en restent pas là et prennent la peine d'assister à d'autres films et documentaires du festival. C'est enrichissant.

Au cocktail d'ouverture, de "nombreux" invités pique-assiettes ont geint au bar au prétexte qu'ils n'avaient pas eu assez de bulles et de zakouskis, certains prétentieux lançant même effrontément : "Mais vous ne savez pas qui je suis !"

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Profiter et parader gratos est une chose, participer activement est mieux. De un, cela améliorerait encore les chiffres du WaHHF, de deux, ces nouveaux spectateurs seront probablement enchantés par la vision d'autres films. Fermons la parenthèse qui n'entache guère la réussite et la qualité de cette 7e édition.

Enfin, à notre question de savoir si le WaHFF verrait encore le jour en 2020, Alban de Fraipont a répondu, de manière finalement peu énigmatique : "probablement...". Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

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